Le Carrelet

Voici le carrelet

Place d'Austerlitz

Voici la place d'Austerlitz et les deux phares

La plage

Voici la plage de l’île d'aix

La Maison Rose

Voici la maison rose

La Poudrière

Voici la poudrière

 

Bienvenue sur le site de la Société des Amis de l’ile d’Aix


La prochaine Assemblée Générale aura lieu le lundi 12 août 2019 à 17 h 30 salle des fêtes rue Marengo à l’ile d’Aix (émargements dès 17 h)

Ordre du jour en page « vie de l’association »


 Le mot du Président

Chers membres de la SAIA,

 Le Conseil d’Administration  du 22 mars dernier, tenu à l’issue de l’Assemblée Générale qui a vu la nomination de deux nouveaux administrateurs, Jérôme Bédier et Thomas Dessallien, m’a élu président de la SAIA.

Je remercie ceux qui m’ont soutenu, et assure chacun de mon intention de travailler avec tous, dans l’intérêt général de la SAIA, afin de lui donner un nouvel élan, tout en restant fidèle à son objet social et aux souhaits de ses fondateurs.  Bertrand Coudein, qui a assuré cette tâche pendant 26 années a fait évoluer la SAIA durant ses mandats successifs, et nous pouvons tous le remercier pour son action. Merci également à Jean-Pierre Lalaut, qui en tant que vice-président a assuré l’intérim pendant 7 mois.

 En charge depuis quelques semaines, je mesure les attentes de chacun, qu’il soit résident permanent ou secondaire, commerçant, artisan ou qu’il soit simplement attaché à l’Ile d’Aix ainsi qu’à  son patrimoine et à son histoire.

La SAIA doit maintenant se renouveler, et même se réinventer afin de faire face à de nouveaux défis.

 Le patrimoine de la SAIA, immobilier, environnemental, culturel ou historique, nécessite de lourds travaux. Certaines habitations n’ont bénéficié d’aucun programme de rénovation depuis plusieurs dizaine d’années. Il en est de même pour le patrimoine historique et notamment les remparts, les douves, certaines infrastructures, pour lesquels une réflexion globale avec les collectivités doit être menée, tout en préservant la propriété et le caractère remarquable de ces ouvrages. Le patrimoine environnemental de la SAIA a, lui, beaucoup souffert ces dernières années, que cela soit le fait d’évènements climatiques, d’usages inappropriés d’entreprises ou de particuliers, ou tout simplement de négligence et d’absence de civisme. La préservation du patrimoine environnemental doit rester un enjeu majeur.
Un état des lieux exhaustifs sera fait, afin d’allouer nos efforts en fonction des priorités.

 Cette réflexion sera menée en transparence avec les membres de l’association, et en partenariat avec la collectivité. Le « vivre ensemble » doit être le fil conducteur de ce projet, aux bénéfices de tous ceux qui souhaitent la préservation du caractère exceptionnel de l’Ile d’Aix et de son écosystème environnemental.

Face à  ses charges, la SAIA doit engager une réflexion globale sur l’usage des différentes propriétés, et sur un modèle économique permettant de préserver l’héritage historique et culturel  tout en continuant à œuvrer pour le développement de l’ile et l’aide au logement des actifs résidents et travaillant sur l’Ile. La SAIA n’a pas bénéficié de l’augmentation de la fréquentation touristique de l’Ile, et ses recettes sont très limitées. Les apports successifs des fondateurs et de leurs ayant droits ont cessé depuis près de 30 ans. Il faudra donc trouver de nouvelles ressources.

 Enfin, la SAIA doit évoluer sur deux sujets fondamentaux qui l’aideront à renouer avec ses membres : la gouvernance et la communication.  La SAIA doit en effet moderniser ses outils de gestion, améliorer son reporting vis-à-vis de ses membres, et veiller au respect de la règlementation en vigueur pour les associations reconnue d’utilité publique. Sa gouvernance doit demeurer  claire et compréhensible par tous, dans le respect des  statuts.

 La SAIA doit également être tournée vers ce qu’est devenue la réalité actuelle de la vie associative, touristique et économique de l’Ile d’Aix en 2019 et pour les années à venir. Une communication plus régulière sur son activité, ses actions et celles, très nombreuses, qu’elle permet grâce à la mise à disposition de son patrimoine, doit  être faite, La participation aux différents évènements culturels fait partie de cette communication. Beaucoup a déjà été fait en ce sens.

 Depuis le 22 mars dernier, et un premier Conseil d’Administration qui s’est tenu le 12 avril, la SAIA a identifié un certain  nombre de projets et chantiers à mener : gouvernance, suivi budgétaire, travaux, relation avec les locataires, développement culturel et histoire, communication, mis à jour et vie du site internet, espaces-verts, relations utilisateurs des espaces, poudrière,…. . Ceux-ci seront gérés par projet, chaque administrateur portant certains de ces projets et les faisant avancer. Tout ne se fera pas immédiatement et une année sera nécessaire afin de mettre en place cette nouvelle organisation.

 Une nouvelle équipe est en cours de constitution avec l’objectif de pourvoir les  postes du Conseil, et ce avec une représentativité en ligne avec celle des membres de la SAIA.

Lors de la  prochaine AG, pas moins de 8 postes seront remis au vote des membres : cinq renouvellements (Jean-François Popineau,  Jérôme Coudein, Sophie Porchez, Jean-Pierre Lalaut et moi-même), et trois nouveaux postes seront à pourvoir. Plusieurs membres de la SAIA m’ont fait part de leur intérêt et de leur souhait de s’investir pour l’intérêt général. Cela montre que nous pouvons générer une nouvelle dynamique.

 Nous devons remettre l’Ile d’Aix et son patrimoine exceptionnel au centre de notre action. Le patrimoine de la SAIA est une partie de notre culture, et c’est aussi notre attractivité touristique, des emplois, et un lien social, renforcé par l’insularité.

Ainsi, conformément à ce qui avait été présenté par Bertrand Coudein lors de précédentes réunions d’information tenues à l’Ile d’Aix, j’ai signé le 28 avril dernier le dossier officiel de transfert du siège social, qui sera désormais à  l’Ile d’Aix, à la maison rose, 4 rue Gourgaud. Cela devrait nous permettre de tenir en août prochain la première assemblée générale de la SAIA à l’Ile d’Aix.

 Afin de mettre en œuvre ce projet global, dans  l’intérêt général de l’ile d’Aix et de ceux qui la fréquentent, et dans le respect des statuts et de l’esprit de ses fondateurs, la SAIA a besoin du soutien de chacune et chacun d’entre vous. Je compte sur vous et vous pouvez compter sur moi et l’ensemble du Conseil.

 Bien à vous,

Jean Luc Guermonprez


L’ Académie de Saintonge a décerné à la SAIA, ile d'aix » le Prix de la Mer – Aquarium de La Rochelle – 2015″

Bertrand Coudein pour son travail en faveur de l’environnement et du patrimoine à la tête de la Société des amis de l’île d’Aix

Dans le prologue de l’Acte additionnel aux Constitutions de l’Empire (22 avril 1815), Benjamin Constant écrivait pour Napoléon : « Depuis que nous avons été appelé, il y a quinze années, par le vœu de la France, au gouvernement de l’Etat… Nous avions alors pour but d’organiser un grand système fédératif européen… Pour parvenir à le compléter et à lui donner toute l’étendue et toute la stabilité dont il était susceptible, nous avions ajourné l’établissement de plusieurs institutions intérieures, plus spécialement destinées à protéger la liberté des citoyens. Notre but n’est plus désormais que d’accroître la prospérité de la France par l’affermissement de la liberté publique… »

La déroute de Waterloo vient, le 18 juin, ruiner cette entreprise. Le 12 juillet, Napoléon est à l’île d’Aix. Le 14, il se met sous la protection des Anglais, qui le trahissent en dirigeant le Bellerophon vers Sainte-Hélène et non vers l’Angleterre.
L’île d’Aix respire encore aujourd’hui un peu au rythme de cette ombre formidable. Le général Gourgaud, qui lui fut fidèle jusqu’au bout, continue, lui aussi, par les soins de son descendant, d’animer les lieux. Aujourd’hui, la Société des Amis de l’île d’Aix, tels les porteurs de la flamme olympique, tient à bout de bras ce fabuleux héritage. Créée par le baron et la baronne Gourgaud en 1927, elle a au départ pour objectif de perpétuer le souvenir du passage de l’empereur dans l’île en juillet 1815. Le musée napoléonien est installé par le baron Gourgaud dans la maison du commandant de la place  où Napoléon avait été logé… le musée Africain est créé, et  quatorze maisons sont achetées par que la baronne Gourgaud dans le but de loger des personnes modestes, afin d’enrayer la dépopulation de l’île. Aujourd’hui, la Société des Amis de l’île d’Aix mène quatre actions : culturelle (entretien du patrimoine historique), sociale (entretien des maisons), touristique (entretien de l’hôtel Napoléon), environnementale (en particulier le reboisement de l’Anse du Saillant).

Un véritable travail de fidélité au souvenir et de préservation du patrimoine local, que l’Académie est fière de récompenser.

Jacques Bouineau


Des héros tirés de l’oubli (Journal Sud Ouest du 31 août 2015)

napoUn couple magnifique, riche et oublié. ©
Photo J.-L. R.
L ‘histoire, souvent si prompte à placer les héros dans la lumière, les a oubliés. Napoléon Gourgaud et son épouse, Eva, ont pourtant marqué définitivement de leur empreinte l’île d’Aix. Lui, le descendant d’un des fidèles compagnons de Napoléon Ier, elle, richissime américaine, tous deux réunis par un coup de foudre pour ce petit bout de terre atlantique découvert en 1925.
Poussés par des souvenirs familiaux plus que par la nostalgie d’un pouvoir perdu, ils décident d’acheter alors ce qui fut la maison de l’empereur avant son départ pour l’exil. Ils en feront l’actuel musée. Et pour faire bonne mesure, Napoléon Gourgaud créera aussi le musée africain, riche notamment de ses trouvailles sur le continent noir.
“Napo” et Eva, deux artistes
Aujourd’hui, ce sont deux passionnés qui les tirent de la pénombre. Marie-Dominique Montel et Christopher Jones, fins connaisseurs du département et surtout documentaristes de talent. « J’ai beaucoup entendu parler du baron Gourgaud lorsque j’étais enfant, explique tout naturellement Marie-Dominique. Je pensais que lui et son épouse étaient des gens fortunés dont on avait gardé un souvenir sympathique. Mais finalement, j’ignorais tout d’eux. »
Un aveu que bien des Charentais et bien des îliens partagent. Napo et Eva sont deux artistes. Peut-être sont-ils vus comme des originaux. Ils vont filmer Aix et l’Afrique tout en constituant une des plus importantes collections d’art moderne privées, rétrocédée à l’État et qui constituera le fonds des collections de Beaubourg tout en enrichissant celles d’Orsay.
Des Picasso, des Matisse, des Van Gogh dans leur salon, mais au bout du compte, pour le couple, pas d’enfants et presque plus aucun souvenirs dans les esprits des Aixois. Marie-Dominique Montel et Christopher Jones leur rendent en quelque sorte un lointain hommage. Quant à Napoléon, l’Empereur, ce sont ses derniers instants sur le territoire français, prêt à partir pour l’Amérique du nord, que les deux réalisateurs ont choisi également de rappeler. La suite est connue.
Jean-Luc Richard
« Napo et Eva, étonnants mécènes des années folles » et « Napoléon l’américain ». Avant-première vendredi à partir de 18 h 30, cinéma Rex sur l’île d’Aix. Diffusion sur France 3 mercredi 16 septembre à 0 h 15 et samedi 26 septembre à 15 h 25.