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L’époque Gourgaud

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Napoléon à Sainte Hélène dictant ses mémoires au Général Gourgaud
Général Baron Gourgaud
le Général Baron Gourgaud 1815

Le Baron Napoléon Gourgaud descendant direct du Général Baron Gourgaud, un des compagnons de l’Empereur qui l’accompagna à Sainte Hélène, acquit à la fin des années 20 la Maison du Commandant de la place de l’île d’Aix où était descendu l’Empereur,  pour la transformer en Musée Napoléonien.

Par la suite grand amateur de chasses au Kenya et collectionneur de masques et d’objets d’Art premier, il créa également un Musée Africain sur l’île.

Pour l’île, “l’époque Gourgaud” fut totalement bénéfique. En dehors de ce que nous avons  indiqué dans “l’Historique” de la Société, le Baron et la Baronne Gourgaud acquérirent entre 1927 et 1949, plusieurs maisons dans le bourg, mises en location à des habitants de l’île afin de les y fixer. La Baronne, riche héritière américaine, née Eva Gebhard, participa généreusement aux anniversaires, mariages, communions et baptêmes, jusqu’à son décès  en 1959; sa porte restait toujours ouverte pour toutes demandes d’aide; les vieux Aixois, dont hélas  le nombre diminue d’année en année, le savent bien.

Enfin en 1949, à la demande de l’Etat, la Baronne Gourgaud acquit avec sa fortune personnelle tout l’ensemble des fortifications, remparts et douves entourant le Bourg de l’île, places et espaces verts, à l’exception du Fort de la Rade, ensemble qu’elle entretint jusqu’à son décès  et dont elle fit alors don à la SAIA, ceci dans le but de garder à l’île son caractère bien particulier.

D’autre part, américaine et protestante, faisant preuve d’un grand sens social, 12 des 14 maisons acquises sur l’ile, furent mises à la disposition d’habitants de l’Ile aux revenus modestes, ceci afin d’enrayer la dépopulation de l’île, objectif que perpétue actuellement la SAIA.

Enfin et dans les années 30, les Gourgaud achètent tout l’ensemble hôtelier de la rue actuellement Gourgaud pour aider au développement touristique sur l’ile, ils furent également créateurs d’une liaison régulière de bateaux ile d’Aix/continent.

A cela il faut ajouter l’achat en 1949 de l’Anse boisée du Saillant dans le but de préserver l’environnement de ce site.

En résumé, par l’intermédiaire de la création de la SAIA, le but des Gourgaud fut de garder à l’île d’Aix son caractère singulier.

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Des héros tirés de l’oubli

Des héros tirés de l’oubli (Journal Sud Ouest du 31 août 2015)

napoUn couple magnifique, riche et oublié. ©
Photo J.-L. R.
L ‘histoire, souvent si prompte à placer les héros dans la lumière, les a oubliés. Napoléon Gourgaud et son épouse, Eva, ont pourtant marqué définitivement de leur empreinte l’île d’Aix. Lui, le descendant d’un des fidèles compagnons de Napoléon Ier, elle, richissime américaine, tous deux réunis par un coup de foudre pour ce petit bout de terre atlantique découvert en 1925.
Poussés par des souvenirs familiaux plus que par la nostalgie d’un pouvoir perdu, ils décident d’acheter alors ce qui fut la maison de l’empereur avant son départ pour l’exil. Ils en feront l’actuel musée. Et pour faire bonne mesure, Napoléon Gourgaud créera aussi le musée africain, riche notamment de ses trouvailles sur le continent noir.
“Napo” et Eva, deux artistes
Aujourd’hui, ce sont deux passionnés qui les tirent de la pénombre. Marie-Dominique Montel et Christopher Jones, fins connaisseurs du département et surtout documentaristes de talent. « J’ai beaucoup entendu parler du baron Gourgaud lorsque j’étais enfant, explique tout naturellement Marie-Dominique. Je pensais que lui et son épouse étaient des gens fortunés dont on avait gardé un souvenir sympathique. Mais finalement, j’ignorais tout d’eux. »
Un aveu que bien des Charentais et bien des îliens partagent. Napo et Eva sont deux artistes. Peut-être sont-ils vus comme des originaux. Ils vont filmer Aix et l’Afrique tout en constituant une des plus importantes collections d’art moderne privées, rétrocédée à l’État et qui constituera le fonds des collections de Beaubourg tout en enrichissant celles d’Orsay.
Des Picasso, des Matisse, des Van Gogh dans leur salon, mais au bout du compte, pour le couple, pas d’enfants et presque plus aucun souvenirs dans les esprits des Aixois. Marie-Dominique Montel et Christopher Jones leur rendent en quelque sorte un lointain hommage. Quant à Napoléon, l’Empereur, ce sont ses derniers instants sur le territoire français, prêt à partir pour l’Amérique du nord, que les deux réalisateurs ont choisi également de rappeler. La suite est connue.
Jean-Luc Richard
« Napo et Eva, étonnants mécènes des années folles » et « Napoléon l’américain ». Avant-première vendredi à partir de 18 h 30, cinéma Rex sur l’île d’Aix. Diffusion sur France 3 mercredi 16 septembre à 0 h 15 et samedi 26 septembre à 15 h 25.

le Prix de la Mer – Aquarium de La Rochelle

L’ Académie de Saintonge a décerné à la SAIA, ile d'aix” le Prix de la Mer – Aquarium de La Rochelle – 2015″

Bertrand Coudein pour son travail en faveur de l’environnement et du patrimoine à la tête de la Société des amis de l’île d’Aix

Dans le prologue de l’Acte additionnel aux Constitutions de l’Empire (22 avril 1815), Benjamin Constant écrivait pour Napoléon : « Depuis que nous avons été appelé, il y a quinze années, par le vœu de la France, au gouvernement de l’Etat… Nous avions alors pour but d’organiser un grand système fédératif européen… Pour parvenir à le compléter et à lui donner toute l’étendue et toute la stabilité dont il était susceptible, nous avions ajourné l’établissement de plusieurs institutions intérieures, plus spécialement destinées à protéger la liberté des citoyens. Notre but n’est plus désormais que d’accroître la prospérité de la France par l’affermissement de la liberté publique… »

La déroute de Waterloo vient, le 18 juin, ruiner cette entreprise. Le 12 juillet, Napoléon est à l’île d’Aix. Le 14, il se met sous la protection des Anglais, qui le trahissent en dirigeant le Bellerophon vers Sainte-Hélène et non vers l’Angleterre.
L’île d’Aix respire encore aujourd’hui un peu au rythme de cette ombre formidable. Le général Gourgaud, qui lui fut fidèle jusqu’au bout, continue, lui aussi, par les soins de son descendant, d’animer les lieux. Aujourd’hui, la Société des Amis de l’île d’Aix, tels les porteurs de la flamme olympique, tient à bout de bras ce fabuleux héritage. Créée par le baron et la baronne Gourgaud en 1927, elle a au départ pour objectif de perpétuer le souvenir du passage de l’empereur dans l’île en juillet 1815. Le musée napoléonien est installé par le baron Gourgaud dans la maison du commandant de la place  où Napoléon avait été logé… le musée Africain est créé, et  quatorze maisons sont achetées par que la baronne Gourgaud dans le but de loger des personnes modestes, afin d’enrayer la dépopulation de l’île. Aujourd’hui, la Société des Amis de l’île d’Aix mène quatre actions : culturelle (entretien du patrimoine historique), sociale (entretien des maisons), touristique (entretien de l’hôtel Napoléon), environnementale (en particulier le reboisement de l’Anse du Saillant).

Un véritable travail de fidélité au souvenir et de préservation du patrimoine local, que l’Académie est fière de récompenser.

Jacques Bouineau


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